Avec "le bel ouvrage, récits et portraits d'artisans" paru en 2011, j'ai eu le plaisir de renouer avec une de mes pratiques  favorites  : l'entretien. En effet il ne faut pas occulter que le récit est avant tout une histoire racontée et confiée, au détour d'une conversation un peu particulière. L'un parle beaucoup,  l'autre écoute, beaucoup, mais interroge, de temps à autre, pour comprendre, pour savoir...

J'ai eu envie de donner à nouveau de la place à l'entretien lui-même .

Cette rubrique, en 2012, a commencé de réunir des histoires de vies, avant tout professionnelles, parce que ce sont celles qui me passionnent et qui témoignent souvent le mieux de la vie tout court... Quand on parle de son métier, on est sans pudeur, authentique et vibrant ... et sans que l'on s'en rende bien compte, on parle ainsi bien mieux de soi ...

Depuis 2013, viennent s'ajouter des entretiens de nature plus variée, avec des personnalités très différentes, hommes et femmes, de tous milieux professionnels, qui ont éveillé ma curiosité au point de leur demander de m'accorder un entretien pour me raconter un morceau de leur existence ou pour témoigner d'un moment important à l'occasion d'un évènement.

 


 





■  Gwendoline Porte
    Où l'histoire d'une rencontre entre designer et artisans d'art...
    Une aventure française Outre-Manche


Qu'y-a-t-il de commun entre un rail de chemin de fer et une laque posée sur toile ? A priori pas grand chose... sauf lorsqu'une jeune designeuse décide alors de les associer...

L’initiative vient en effet de Gwendoline Porte, jeune femme française vivant à Londres depuis plusieurs années, fraîchement diplômée depuis juin 2015 du Chelsea College of Art and Design.

La rencontre initiale avec la Toile de Laque se fait en 2013 à la lecture d'un article publié dans la revue Décoration Internationale. Gwendoline, issue du monde des relations publiques et de la communication, vient d'entamer un premier cycle de formation en design et décoration intérieure et s’intéresse naturellement aux nouvelles matières de revêtement. Gwendoline est immédiatement séduite par ce produit luxueux tout à la fois traditionnel et innovant. Elle demande à l’Atelier Maury de lui envoyer quelques échantillons...

(la suite du récit dans sa version intégrale : ici)

Entretien réalisé en septembre 2015.




Pensées d'artisans ?

A quoi reconnaît-on un bon artisan ? - Mars 2014 : 2ème Partie
La question , cette fois posée à Louis Benech, Franck Fabre et Serge de Conti, respectivement jardinier-paysagiste, tailleur de pierres et maçon de pierres sèches, ferronnier et métallier d'art.

      
A (RE)DECOUVRIR ICI



Préambule - janvier 2014 :

Plus que jamais il semble que le monde du travail s'interroge sur lui-même et sa manière même de concevoir le travail, de l'appréhender, balançant entre deux attitudes diamétralement opposées : en faire une valeur ajoutée irremplaçable, ou, a contrario, un coût à éradiquer à tout prix ...

Dans ce contexte où les fondements d'une certaine modernité sont interpellés, les artisans sont souvent aujourd'hui (re)mis au premier plan : la valeur du temps, la valeur de l'apprentissage, la valeur de l'expérience, la valeur des choses faites pour être bien faites comme but essentiel, sont présentées comme fondamentales, et ce en particulier dans le milieu des artisans d'art ...
Les experts et les "savants" sont appelés à témoigner de cet univers professionnel qui semble sortir de l'exception dans laquelle on l'a maintenu pour se demander si, in fine, ce ne serait pas eux, les artisans, que l'on a souvent considérés comme archaïques, qui auraient raison ...

Raison qui, ne nous y trompons pas,  ne fait guère de bruit et ne révolutionne pas (encore) nos idées bien ancrées sur l'idée qu'une performance réussie est d'abord une performance économe d'elle-même !  
Je me réjouis personnellement de ces questionnements et de ce regain croissant d'intérêt pour un monde que je fréquente assidûment maintenant depuis 8 ans et qui, je peux vous le certifier, n'a rien de "has been", même s'il n'est pas toujours "totalement connecté" (cf. ma carte de voeux 2014/2.0.1.4 ...)

Aussi, je ne peux que constater que les pensées d'artisans que j'avais rassemblées il y a trois ans dans "Le Bel Ouvrage" sont plus que jamais d'actualité et qu'elles méritent donc d'être à nouveau mentionnées !

Je laisse donc ici la parole à celle et ceux qui n'ont pas seulement un "statut d'artisan", mais une vie professionnelle pleine et entière pour vous dire ce qu'ils pensent de leur métier ... Parce que, oui, figurez-vous, les artisans pensent, eux-mêmes et par eux-mêmes, alors autant les laisser ici exprimer leurs idées qui dépassent,  vous le constaterez vite, le petit cercle de leur spécialité.

A quoi reconnaît-on un bon artisan ?
C'est une question que j'avais posée aux 11 artisans qui forment le "Bel Ouvrage"... leurs réponses claires et profondément ancrées dans leurs convictions et pratiques professionnelles nous bousculent dans nos représentations des composantes de la performance... Amusez vous à faire le relevé de leurs mots clés, et vous serez peut être amenés à revoir quelques critères de nos définitions habituelles...





Photos : Hermine Cleret  www.herminecleret.com




1ère partie :

Les réponses  de :

- Chantal Duclert et Patrick Maury, doreurs ornemanistes et peintres en décor

- François-Xavier Richard, créateur et imprimeur de papiers peints à la planche

- Max Ribard, couvreur...

A (RE)DECOUVRIR ICI








(extraits de "Le Bel Ouvrage, récits et portraits
d'artisans" - textes : Françoise Bergaglia - photos : Hermine Cleret aux Editions Pascal Galodé - 2011)








Franck Léonard
    "2096/La Fortune est derrière"...

... ou l'intranquillité des îles

photo (détail) : Françoise Bergaglia-2013







d'après un entretien avec Franck Léonard, autour de son exposition

Galerie Thierry Poubeau – 22 rue Milton à Paris 9ème
jusqu'au 20 décembre 2013


A première vue, on peut n'y voir que du bleu et se laisser prendre par la clarté limpide du ciel et les profondeurs marines... Mais l'illusion est de courte durée. Très vite l’œil est attiré par une ligne de crête, des formes finement tracées ou des aplats vierges, hors d'eau... Tiens des îles , se dit-on...

Alors on s'approche, on scrute, puis on se penche pour lire ce que l'on croit être une légende et là tout bascule …

Nous voilà transportés en 2096, dans le rapport d'une expédition dont tous les membres ont disparu, au milieu d'un archipel improbable où chaque île nous raconte une histoire, son histoire, enfin ce qu'il reste de Notre Histoire, et les traces que nous avons laissées, abandonnées, cachées ou volontairement cultivées de nos turpitudes ….

(la suite du récit dans sa version intégrale : ici)
Entretien réalisé en Novembre 2013.





Chloé Ruchon, créatrice... de son métier !
artiste ou designer, faut-il vraiment choisir ?


source photo : Chloé Ruchon








Chloé Ruchon ?

C'est la créatrice du Barbie-foot ! Vous savez, ce baby tout rose avec ces barbies blondes, brunes, black aux longues chevelures soyeuses et en mini short qui jouent au foot en lieu et place des petits mecs musclés en polo ! Ca ne vous dit rien ? C'est étonnant ! Le monde entier en a parlé et en parle encore ! Le musée des Arts Décoratifs de Paris l'a intégré dans ses collections, la Galerie Colette l'a exposé et vendu, IKKS en a fait un objet culte de ses magasins à Paris, Amsterdam, Barcelone... , il participe à des biennales, des showrooms, festivals, exhibitions en France, à Londres, à Berlin, à Frankfurt ! Le Barbie-foot c'est une star !

Mais Chloé ?


(la suite du récit dans sa version intégrale : ici)
Entretien réalisé en Septembre 2013.


  
   

Diane de Jouvencel, déléguée générale d'Antenna France
de la presse à la lutte contre la malnutrition …
Un parcours à la fois sage et audacieux !


photo : Catherine de Torquat













Diane de Jouvencel est une fille de la campagne … évidemment rien ne l'indique dans cette parisienne bien mise... elle est fille d’agriculteur et elle a passé toute son enfance et une partie de son adolescence dans sa région natale dans le Berry à proximité de Vierzon.

C'est à 15 ans, pour son entrée en seconde, que ses parents l'envoient à Paris pour terminer sa scolarité avant ses études supérieures. Son père la verrait bien expert comptable. A cette évocation, Diane fait la moue … "mouais... les chiffres j'avais rien contre, mais expert comptable je ne suis pas sûre que cela me branchait beaucoup !" Elle transige pour sciences éco et 4 ans plus tard, à 22 ans et sa maîtrise en poche, elle rêve d'indépendance. Elle se cherche donc un job, qu'elle trouve sans difficulté. Nous sommes en 1981 … «  A cette époque, on ne se faisait vraiment pas de souci, et du travail on en trouvait sans problème, et plutôt intéressant quand on était jeune diplômée. »
(la suite du récit dans sa version intégrale : ici)
Entretien réalisé en Janvier 2013.






Dora Tauzin, journaliste et essayiste

Paris-Tokyo, Tokyo-Paris,
le cœur entre deux rives …


photo F. Bergaglia - 2012


 


 


 

Dora Tauzin est journaliste et essayiste. Elle vit une grande partie de son temps au Japon à Tokyo et ce depuis presque 20 ans à présent.

Entre Dora et le Japon, c’est une histoire de cœur, kokoro en japonais.

Une histoire non programmée, un coup de foudre en somme, même si après les affres de la passion, l’amour a aujourd’hui rejoint les contrées plus sereines de l’attachement profond et véritable.

Rien ne destinait Dora à partir pour le Japon… Rien et tout en même temps. De son propre aveu, toute petite déjà, elle ne rêvait que de l’étranger.

(la suite du récit dans sa version intégrale : ici)
Entretien réalisé en mai 2012.

 

 


Mai 2012 : premiers entretiens de la série

 

 

 


Christiane Drieux, ethnographe
... l'humble mais tenace chemin de reconnaissance d’une femme qui affirme sa passion...


Source photo : C. Drieux

 

 

 

 

Je connais Christiane Drieux depuis de longues années [...] A chaque rencontre, des bribes de sa vie me parvenaient : sportive, on me parlait de ses exploits à vélo ou à ski ; voyageuse, on m’évoquait ses virées dans les coins les plus reculés du monde. Je regardais de loin cette femme, très belle, très bien mise, souriante, au charme discret de la bourgeoisie, en me faisant la réflexion amusée que les apparences étaient parfois trompeuses. J’avais eu vent d’une expédition particulière, sa traversée de la Mongolie en VTT … qui m’avait, rien que dans son intitulé, grandement impressionnée, n’étant moi-même ni grande sportive, ni grande voyageuse ! J’étais intriguée, je l’avoue, aussi j’ai tendu un peu l’oreille pour en savoir plus en espérant l’occasion d’une prochaine rencontre …Qui finalement eut  lieu en 2010 [...] En discutant enfin avec Christiane je mesurais tout ce que le mot préjugé pouvait contenir d’erreurs, d’égarements, d’absurdités : Christiane n’était ni la femme qu’elle laissait voir, ni celle que l’on pouvait se complaire à imaginer.

(la suite du récit dans sa version intégrale : ici)
Entretien réalisé en avril 2012.

 

 


Guillaume Hecht, producteur, auteur-réalisateur
... la création indépendante comme leitmotiv


photo F. Bergaglia - 2012

 

 

 

 

A la tête des Films du Scribe avec Valérie Girié sa compagne et également auteure et réalisatrice, Guillaume Hecht a à son actif une production indépendante de 52 films diffusés dans le monde entier, consacrés à l’architecture, l’archéologie et l’histoire des civilisations, notamment du bassin méditerranéen.

La vie n’est pas un roman, encore moins une fiction… ni même un documentaire. La vie c’est la vie, pourtant, la vie de certains n’est pas tout à fait la vie des autres ; aucun jugement de valeur là-dedans, simplement le fil de l’histoire semble parfois tissé autrement, voilà tout.

Guillaume est un enfant adopté, né sous x. C’est un fait, une réalité assumée, et au fil des ans une identité de plus en plus affirmée. Guillaume est adopté à sa naissance par Bernard Hecht, cinéaste et Germaine Ledoyen, comédienne. Les dés du destin sont lancés.

(la suite du récit dans sa version intégrale : ici)
Entretien réalisé en mars 2012.

 

 


Marie-Clémence Perrot, Maître d'Armes
... le chant de liberté d'une phrase d'armes


photo JMH - 2006

 

 




"Femme d’avenir, Marie-Clémence Perrot l’est sans nul doute possible. A bientôt 40 ans, son parcours témoigne d’une volonté et d’un désir de s’exprimer pleinement en tant que femme, tout à la fois sportive de haut niveau, intellectuelle et comédienne, franchissant barrières et préjugés pour se réaliser, et surtout pour offrir, au sein du club les Lames du Marais qu’elle a fondé en 2002, un espace ouvert, territoire d’expression et d’exigence des rêves des tous petits comme des plus grands, voire très grands enfants, à travers l’escrime...
(la suite du récit dans sa version intégrale :
ici)

Entretien réalisé en décembre 2009  pour l'appel à projet "Femmes d'Avenir" de la Marie de Paris 4ème.