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Avec mes Tangram de terre cuite peinte, le spectateur devient acteur de la composition de l’oeuvre - autrement que par le regard qu’il porte sur elle - et de ce fait entre en contact physique avec la sculpture.

Je revisite les techniques classiques des bas reliefs, pour décliner ces Tangram en  formats différents de terre (grès ou faïence) modelée, gravée, estampée, puis cuite et enfin peinte. Ne pas émailler mes pièces est en effet une démarche volontaire pour conserver à la terre tout l’aspect de sa matière. Ici la variation des motifs et des teintes ajoute à la variation des figures.

Pour sortir du strict jeu - sans l’occulter totalement - et atteindre le « tableau », un peu comme au théâtre, j’ai parfois aimanté les pièces de terre cuite pour leur permettre d’évoluer sur une plaque d’acier qui peut être dorée à l'or fin, recouverte de tissu ou encore de papier. 

Je suis fascinée par les tangrams : 7 pièces finies et définies et une infinité de représentations possibles !

La simplicité des formes élémentaires n’est en rien un obstacle à l’imagination et à l’expression sensible. Au contraire, il semblerait que cette sobriété unitaire débride l’audace des combinaisons.

Sur un plan plus symbolique, ils m’évoquent cette question : que serions-nous capables de faire de nous-même et avec tous ceux qui nous entourent, que nous rencontrons au cours d’une vie, si nous avions une meilleure conscience de ce qui nous compose, et de la manière d’en « jouer » ?